Art block

Je reviens ici après plusieurs mois sans nouvelle. Les aléas de la vie mais aussi quelque chose de commun à beaucoup d’artistes : le blocage artistique.

“Art Block”, blocage artistique ou syndrome de la page blanche… Ces expressions définissent un état de vide créatif, de grosse fatigue intellectuelle voire physique. Celui-ci nous laisse sans envies, sans idées pendant parfois plusieurs semaines, avec beaucoup de culpabilité et de pression (notamment lorsque le règlement des factures dépend de notre capacité à créer…). Aucun artiste n’y échappe, c’est même sans doute indissociable d’une pratique artistique intense.

Voilà ce que j’ai traversé pendant ces trois/quatre derniers mois (ma plus longue période de blocage depuis bien longtemps !).

Avec le temps, j’ai appris, non sans mal, à accepter ces périodes d’arrêt et à être (un peu plus) indulgente avec moi-même. Ceci passe par plusieurs tips que j’ai pu pratiquer et qui ont pu m’aider à surmonter cela.

Je vais en faire une petite liste ici car partager avec d’autres artistes est important, particulièrement pour se sortir d’un “art block”.

Je n’ai aucune prétention ni la science infuse. Il ne s’agit pas de donner la formule magique mais juste des pistes qui ont souvent marché pour moi et peut-être que ce sera aussi le cas pour vous si vous vivez la même chose.

  • Faire une pause, arrêter de s’acharner.  Ce premier conseil va paraître évident mais c’est certainement le plus difficile à appliquer : si rien ne vient, acceptons-le et mettons cela de côté pour un moment. C’est le moment de souffler, de libèrer du temps pour faire autre chose finalement.

  • Remplir sa tête de nouvelles images, de références. C’est sans doute ce que qui m’aide le plus : aller voir des expos, des films, se balader dans la ville et s’attarder sur son architecture.

    Je trouve que voir l’art des autres est important pour sa propre vision artistique. On va voir ce qui vous plaît certes mais cela peut être le moment d’être plus curieux.se encore et d’aller voir de nouvelles choses, de découvrir de nouveaux styles artistiques par exxemple.

  • Partager ce temps avec ses proches. A tout.e.s celles et ceux à qui on dit régulièrement “j’ai pas le temps” “ J’ai trop de boulot” et bien, profitons de ces moments d’arrêts forcés pour donner plus de temps aux autres. Quoi de mieux pour nous empêcher de tourner en rond que de se concentrer sur tout autre chose.

  • Gribouiller dans but. Un carnet, du matériel varié ou différent de ses habitudes, on s’étale sur une table et c’est parti ! On se lâche, on fait des trucs qui vont servir uniquement à se libérer. On essaie de se défaire du beau, du bien fait, du vendeur. C’est quelques chose que l’on va faire pour se libérer et s’aider soi même. Cela n’aura donc pas vocation à être montrer. Alors on y va, on gratte du papier, on rempli des pages et on n’a pas honte que ce soit moche !

  • Aller voir comment les autres travaillent et se motivent. Personnellement, j’adore les vlogs de peintres, d’illustrateurs, de dessinateurs sur Youtube, les documentaires sur les artistes sur Arte ou les cours en ligne. Lorsque son travail est solitaire, observer les autres travailler ça motive ! On pioche des idées. Leur façon de dessiner, peindre, travailler nous pousse à revoir notre propre façon de faire. Et puis, j’ai toujours trouvé que cela donnait envie de s’y mettre.

  • Faire d’autres activités créatives. Changer de registre et ne pas vouloir en faire un idéal performatif est particulièrement libérateur. De la couture, de la musique, des coloriages (que vous n’avez pas dessiné !), fabriquer des choses avec du matériel de recup, cuisiner… La liste est illimitée !

    Personnellement, j’aime faire du collage, du journaling - je tiens un journal de mes visites d’expo par exemple (cf plus bas) - ou junk journal . Ça me vide la tête totalement car je n’ai pas besoin de dessiner. Je découpe, colle, j’arrange, je mets des stickers et des paillettes, ça ne sert à rien d’autres qu’à me détendre et ça me va parfaitement bien !

  • Demander de l’aide aux autres. Faire un sondage auprès de ces abonné.e.s sur les réseaux sociaux ou discuter avec sa famille/ami.e.s sur des pistes de reflexion peuvent vraiment à aider à faire le tri dans ses propres idées et pourquoi pas partir dans ces directions que nous n’avions pas envisager.

Je pense que ces conseils fonctionnent car la plupart sont devenus plutôt quotidiens pour moi. Aller voir des expos régulièrement, faire des activités creatives hors contexte professionnel, avoir son carnet de gribouille toujours à coté de soi, c’est devenu une base pour se stimuler. On garde ainsi son esprit ouvert pour garder une créativité assez vive. Et je trouve que cela espace considérablement des périodes de blocage.

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